Hot Space, là où meurent les zéros!

Par Philippe Degouy

Rebelle, punie pour avoir envoyé trois pilotes, transformés en pièces détachées, à l’infirmerie de la base, le lieutenant Nohraïa Kovalski est choisie d’office pour une mission pourrie. Rejoindre la base orbitale Ouranos, située près d’Aoba, une planète riche en ressources naturelles et convoitée par la République terrienne. Pour l’annexer, il lui suffit de créer un incident diplomatique : abattre l’un de ses propres vaisseaux et faire accuser les autochtones. Dans le rôle du pilote sacrifié, place est donnée à Nohraïa. « Cette fille ne va manquer à personne. Elle réunit toutes les conditions pour être sacrifiée. » Mais la jeune pilote est une forte tête et l’opération « Crash Program » échoue. Des sicaires sont envoyés sur Aoba pour la réduire au silence, mais la jeune femme reçoit l’assistance d’une alliée inattendue…
Voilà pour le bref résumé de ce qui vous attend dans le premier épisode d’une nouvelle trilogie baptisée Hot Space (éd. Kamiti). Avec ce tome baptisé Crash Program, Le Pixx (alias Pierre Le Pivain) débute une sorte de western spaghetti galactique. Un hommage rendu également aux fameux pulps américains ainsi qu’à ces films que l’on aime regarder le samedi soir, entre potes, avec quelques bières à la clé. De l’action pure, de l’humour cynique, une héroïne qui, je cite, « a des couilles en acier » et des bad guys aussi cons que méchants. Du plaisir de lecture pour se divertir pleinement. Ni plus ni moins. L’alchimie fonctionne et l’album refermé, on en redemande.

hotspace
Force est de constater que les décors sont superbes avec leurs couleurs chaudes très bien choisies. La mise en page se révèle dynamique et permet au lecteur de s’imprégner directement au coeur de l’action. Aucun temps mort ne casse le rythme de ce scénario plutôt violent où les personnages tirent dans tous les sens, avec crânes explosés, bras arrachés etc. Comme disait Audiard, « faut reconnaître, c’est du brutal ». C’est gore mais pas trop. On dirait du Tarantino spatial. Version Kill Bill.
A ce propos, les amateurs seront ravis de dénicher les nombreuses allusions aux grands films d’action et de SF. On ne peut manquer de trouver dans les traits de la jolie Nohraïa une certaine ressemblance avec Sigourney Weaver dans Alien.
Les plus connaisseurs se rendront compte des influences de l’auteur, qui sont ses maîtres en BD : Moebius, Schuiten, Andreas ou Mignola.
Embarquez dans l’aventure Hot Space.  Là-haut, personne ne vous entendra tirer dans le tas.

Hot Space. Tome 1 : Crash Program. Par Le Pixx. Couleurs : Véra Daviet. Editions Kamiti, 78 pages, 14,95 euros environ
Couverture : éditions Kamiti
http://www.kamiti.fr
http://www.lepixx.eu

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